Ciné-concert disponible à la diffusion sur les saisons 2023 et 2024
Durée 55 min – À partir de 8 ans

Le choix de « la petite vendeuse de soleil » s’est imposé aux artistes avant tout par la forme. Véritable conte urbain, le film se passerait presque de la compréhension des paroles. La musicalité qui se dégage des images du film, a rapidement charmé les musiciens et fait naître des envies artistiques. Vient ensuite le fond du film. Djibril Diop Mambèty interroge la transformation des sociétés et la coupure des liens sociaux traditionnels et culturels. Aborder ce sujet par le prisme artistique, et développer autour de celui-ci une création, renforcé par des actions de médiations et de coopération internationale fait sens. Pour accompagner cette histoire poignante, « Oriki », formation au carrefour des musiques africaines et arabes, collabore pour ce projet avec Woz Kaly, chanteur sénégalais à la carrière internationale (Missal, Touré Kunda,Youssou N’Dour, Flavia Cohelo).

Le Film
Mambèty interroge la transformation des sociétés et la coupure des liens sociaux traditionnels et culturels, notamment en abordant la problématiques des enfants des rues. La vente de journaux à la criée dans les rues de Dakar est l’apanage des garçons. Sili, douze-treize ans, une jambe ballante appareillée, quitte chaque jour sa cité pour la ville, afin d’y mendier et de nourrir sa famille. Un matin, elle se fait bousculer par un jeune vendeur. Elle décide alors de cesser de mendier pour vendre, elle aussi, des journaux, car « ce qu’un garçon peut faire, une fille peut le faire aussi ». Armée de son courage et de son sourire, elle vend « Le Soleil », quotidien national dans les rues de Dakar, éclairant de sa propre lumière intérieure ceux qui croisent son chemin. Véritable conte urbain, “La Petite Vendeuse de Soleil” présente, avec un parti pris de légèreté, la réalité des rues de Dakar et le dur quotidien de ses enfants qui tentent chaque jour d’y survivre.

La musique d’Oriki, se frotte au fil narratif et s’accorde aux vibrations vocales de Woz Kaly pour faire résonner la détermination du personnage principal et la poésie de l’ordinaire filmée par Djibril Diop Mambety.

Un ciné-concert envoûtant, un voyage au coeur de Dakar, un hommage aux « petites gens ».

Une production Tchookar avec Le Tympan dans l’oeil et La Source, soutenue par l’Institut Français/ Ville de Grenoble, le Département de l’Isère, le CNM, la SPEDIDAM et l’ADAMI. Merci à Silvia Voser de Waka Films.