La Nouvelle Création d’Oriki & Woz Kaly sur le film « Samba Traoré » d’Idrissa Ouédraogo
Durée 1h30 – À partir de 8 ans
Un Ciné-concert inédit, Western moderne et chronique rurale au chœur du Burkina Faso
Le FILM
Après avoir participé à un hold-up à Ouagadougou, Samba s’enfuit et retourne dans son village natal de Banfora, la valise pleine de billets de banque. Là, il tente d’oublier son méfait et commence une vie nouvelle. Il épouse la belle Saratou, ouvre le bar de ses rêves avec son ami Salif, et fait profiter le village de sa richesse. Rongé par le remords, il fait face aux interrogations des villageois sur l’origine de ses moyens. Pendant ce temps, les gendarmes le recherchent…
Ce film est non seulement un chef d’œuvre, mais il est très adapté aux ciné-concerts : A la croisée des genres, il délaisse rapidement l’enquête policière pour se consacrer à une enquête plus humaine et sociale, laissant la part belle aux émotions.
Il emprunte aux westerns les travelling, les plans-séquence et les décors naturels (source d’une sorte de lyrisme laissant la part belle à la musique), tout en mettant en scène la course-poursuite d’un homme avec sa propre conscience (en explorant l’ambivalence émotionnelle,). Drame social écrit comme une fable, le film “Samba Traoré” oscille entre ombre et lumière, tant dans l’esthétique des images que dans la complexité de l’âme humaine.
Le réalisateur a voulu «faire un film qui soit vu non pas comme un film africain mais comme un film tout court». Cela correspond à l’esthétique musicale que nous développons : nous ne faisons pas de la « musique traditionnelle » mais de la musique de composition ; nous ne faisons pas de la « musique du monde », mais nous nous laissons volontiers influencer, inspirer, métisser,
LE RÉALISATEUR IDRISSA OUÉDRAOGO
Idrissa Ouédraogo est un réalisateur burkinabè, né le 21 janvier 1954 à Banfora au Burkina Faso et mort le 18 février 2018 (à 64
ans) à Ouagadougou. Son oeuvre, qui a marqué durablement le cinéma africain, aborde avec humanité le conflit entre la vie
rurale et la vie urbaine, et entre la tradition et la modernité. Ses films ont été couronnés de nombreux prix (Grand prix au Festival de Cannes en 1990 pour Tilaï, Ours d’argent du Festival du film de Berlin en 1992).
